mardi 23 janvier 2018

du mépris et d ela colère pour le poème du mardi chez Lydie

Covix
http://www.covix-lyon.net/
pour le poème du mardi chez Lydie, propose le thème du ressenti.

J'ai choisi ce poème de Paul Verlaine,qui, en 1901,fit paraitre un recueil de poèmes nommé "invectives"...
Vous vous rappelez les superbes sanglots longs des violons de l'automne?
C'est bien le même poète qui écrit ce recueil coléreux,  parfois haineux, voire limite ordurier!
(N'hésitez pas, faites appel à l'Entreprise Mamazerty,déboulonnage d'icônes,travail précis et tarifs modérés)

Voici les Parisiennes de son époque "rhabillées pour l'hiver" comme on dit!Ici du mépris et un petit coup de colère... 
Classieux ,monsieur! 😟Surtout la fin....


CONTRE LES PARISIENNES



Il faut enfin parler de la Parisienne
 Mieux que banalement
Et lui dire sans fiel que dans la chose sienne

 Tout n’est pas qu’agrément.
Elle-même se dit point belle mais jolie

  Et par « jolie » elle, elle entend
Quelque chose de laid platement que pallie

 Un port de tête exorbitant
Et qu’émaillent des mots ressassés qu’elle vole

 Aux journaux finis d’achever,
Avec, en sus, un tortillement trop frivole

Des hanches pour faire… rêver.


La chlorose est son lot et ses cuisantes suites

Et la tuberculose aussi,
Aussi la fausse couche et ses péritonites,
Aussi tous maux dans ces tons-ci…
Elle qui se prétend reine de l’élégance,

C’est d’Angleterre, deux ou trois
Ans après, qu’elle tire — et vêt d’extravagance
Les modes, son goût et son choix.

Mais assez. Résumer sera faire œuvre pie.
Total : C’est fade et polisson
Et c’est bavard et c’est voleur comme une pie
Et c’est putain comme chausson.****


****Putain comme chausson=argot du 19° s, se dit d'une femme débauchée, éculée et facile à enfiler comme un chausson, merci Google!!!!!quand je vous dit que Paulo (Verlaine) est classieux quand il veut!

 

16 commentaires:

  1. On ne peut plus contre, lui il ne veut pas s'y frotter, sourire, et vive les... anglaise, bises

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  2. et toc prends ça et mets ton mouchoir par dessus-
    je ne connaissais pas !
    pas piqué des hannetons ! un choix original digne de Mamaz !!
    bravo et merci-
    bisous-

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  3. 2tonnant ! Je n'aurais jamais cru que Verelaine puisse s'exprimer ainsi

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  4. Bien trouvé...que lui ont-elles fait? nous ne le saurons jamais.
    Bonne soirée

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  5. Oui étonnant. De la misogynie et de l'antiparisianisme exacerbés. C'est laid. Bisous

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  6. Ca change des poéme de Verlaine que j'ai lus - Bonne soirée - Bisous

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  7. Oh ! Tout à fait surprenant, Evelyne ! ... bisous♥

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  8. Paulo a du se faire débaucher de chez sa belle. Du verbe embaucher et il a une cuisante déception de viril(ce qu'il croit) poète ...Et pour rester dans l'embauche frustrée, son embauchoir à chaussons est-il aussi dur que ses mots ?
    Bises

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  9. Bonjour,
    Voilà une sensation, un ressenti fort bien conté, Verlaine a bien tourné la verdeur du ressenti.
    Bonne journée
    Bises

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  10. il a du se faire rembarrer pas une Parisienne, en tous cas il est limite limite. Bisoussss

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  11. "C'est putain comme un chausson", je retiens l'expression. Verlaine dans son jus, pas celui qu'on enseigne dans les écoles de la République. Connais-tu "Mémoire d'un jeune Don Juan" d'Apollinaire ? Vraiment pas soft du tout et très outrecuidant pour notre époque prude et coincée.

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  12. Eh oui, la misogynie ne date pas d'hier. Sinon, question maladies, c'est la poêle qui se moque du chaudron. Je t'ai trouvé ces pages qui détaillent un peu le Verlaine malade et pas que d'alcoolisme :
    http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx1979x013x001/HSMx1979x013x001x0043.pdf

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  13. Je ne connaissais pas e poème très misogyne. Pauvre Paulo, comme tu dis !

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