dimanche 17 décembre 2017

ce dimanche, le tableau du samedi pour Lydie est celui d'Iris Scott

Famille toulousaine de passage à la maison, légère désorganisation, voici un article en retard certes mais deux en un!
D'abord le tableau,croisé sur le réseau social avec un cuicui bleu....

Il s'intitule "après que la neige soit tombée"(after the snow fell")

C'est un tableau d'Iris Scott,artiste américaine toute jeune née en 1984...Son site, avec ses tableaux:
http://www.irisscottfineart.com/about/

j'aime l'atmosphère lumineuse, onirique et mystérieuse du tableau, qui me ferait aimer la neige, pour un peu^^...C'est gai et pêchu,et c'est inspiré...voire spirituel....

Or au même moment, je lisais un livre subtil et tendre,qui n'a l'air de rien mais auquel j'ai trouvé beaucoup de profondeur, certes pas d'un style époustouflant d'originalité mais qui sous sa simplicité parle de choses importantes:"la lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi",de Rachel Joyce...(vous verrez qu'un jour on ne vendra plus que des livres dont le titre est égal à un chapitre de bouquin!)...Je vous pourrais vous en dire plus, mais çà serait dommage, car au début , je trouvais l'histoire un peu cucul la praline et puis en fait non,bien au contraire...
Quand vous l'aurez lu, vous comprendrez peut être la ressemblance avec ce tableau....
Pour moi la voici:on y entre sur la pointe des pieds, on y fait une rencontre avec soi et on ressort baigné de lumière!

mardi 12 décembre 2017

Maurice Carême pour la poésie du mardi de Lydie

Ma participation du jour, je l'ai trouvée dans un ancien livre de Français qui date d'il y a 50 ans.Poésie apprise à l'école,douceur de l'automne...

L'écureuil et la feuille de Maurice Carême

un écureuil,sur la bruyère,
se lave avec de la lumière.

une feuille morte descend,
doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille,
juste au-dessus de l'écureuil;

le vent attend ,pour la poser ,
Légèrement sur la bruyère,

que l'écureuil soit remonté
sur le chêne de la clairière

où il aime à se balancer
comme une feuille de lumière.


en dessous, le seul exercice et commentaire est celui ci:"Impressions:un délicieux poème qui est une musique pour les oreilles et une fête pour les yeux.J'illustre par un dessin ce joli poème"-En guise d'illustration, le livre propose un très beau dessin,dans les tons de blanc et de bruns...un écureuil, me direz vous...non, deux cervidés se faisant des mamours dans l'orée d'une forêt....
C'était ma participation du jour....

mardi 21 novembre 2017

La mer des Mamelles, d'Henri Michaux


En cherchant le texte du poème à présenter pour le poème du mardi de Lydie,poème dont je ne me rappelais que le début, j'ai lu sur le net  ce poème de Michaux, poète que j'adore ,et ce  poème est extravagant et un brin peut être sensuel sinon doucement érotique mais érotisme juste suggéré .Je le retranscris ici, il colle au thème de la semaine, c'est juste pour le plaisir et le lâcher prise...



Je me doute bien, me dit
Aniado, que je ne suis pas le seul.
Il doit y en avoir d'autres à s'être baignés dans la mer des mamelles.

Je ne suis jamais longtemps sans les rencontrer sous moi comme herbes à la dérive.
Sans doute il y faut plus que quelques brasses, il faut n'avoir point peur de s'éloigner.
Recueilli, j'avance, insoucieux du retour.

C'est pourquoi je préfère les eaux d'un large fleuve, près de son embouchure, semblable à un lac, mais avec un lent courant.
Je descends le fleuve aux douces rondeurs.
Oh!
Délices.
On ne veut plus sortir de l'élément étonnant aux îlots

exquis.
Est-on déjà dans le golfe, ou encore dans l'embouchure?
On ne sait, on ne tient pas à le savoir.
On nage, on nage toujours jusqu'à ce qu'épuisé on échoue pauvrement conscient, sur le rivage, à demi dans le sable, à demi dans l'eau, cependant que vaguelettes
allant et venant vous contournent et vous envahissent en gargouillant et que la masse des eaux souffle au loin, doucement, doucement comme des voix vaguement entendues, vaguement
évoquées, on ne sait.

thème de la mer pour le poème du mardi de Lydie


Aujourd'hui Covix 
http://www.covix-lyon.net/ 

a choisi le thème des poèmes du mardi et il nous propose "la mer"
J'ai d'emblée pensé à Victor Hugo mais la mer y est pathétique,voire tragique et ce matin, en regardant par la fenêtre, pathétique me semble aussi ce début de journée sous un épais brouillard bien frisquet...Alors je me ferai joueuse avec ce poème souriant  souvent appris en classe,j'y retrouve le rythme originel des marées ,flux et reflux,et notre regard d'enfant face à l'immensité à jamais incontrôlée ....


La mer s'est retirée      


La mer s’est retirée,
Qui la ramènera ?
La mer s’est démontée,
Qui la remontera ?
La mer s’est emportée,
Qui la rapportera ?
La mer est déchaînée,
Qui la rattachera ?
Un enfant qui joue sur la plage
Avec un collier de coquillages.
J. Charpentreau

vendredi 17 novembre 2017

entre deux Flandres

Le 12,c'était repas famille-amis....
j'ai longtemps cogité sur un menu simple, original et qui se prépare à l'avance pour que l'hôtesse (moi) mange avec ses invités, reposée (???)et souriante(????) et surtout, qui rallie tous les suffrages...
J'ai fini par choisir un thème récurrent chez moi , l'entre deux Flandres, mêlant sans chichi des recettes du nord de la France et des recettes belges et surtout flamandes...
je dois dire que j'ai passé beaucoup de temps à me documenter et que pour certains mets, je ne les ai jamais goûtés en vrai avant,on supposera donc que , suivant les recettes, j'ai été au plus près des "vrais " goûts...mais peut être pas....
Je suis allée entre autres
sur le site des magasins Colruyt(où je me suis inscrite pour recevoir les recettes, chaine de magasins que je n'ai pas par chez moi^^),
sur le site epicurien.be,
sur gastronomie-wallone.be,
sur le site de supertoinette pour l'apéro
et sur celui de Ciorane et sa cuisine de quat'sous...grâce à qui j'ai résolu mon grand dilemne, on PEUT manger dans le même repas tarte au maroilles, carbonnade et tarte au sucre  EN  REDUISANT  LES  PORTIONS...(mais pas l'été avec 35°!)
J'ai néanmoins dû passer une quinzaine d'heures à tout préparer et encore, la viande cuit toute seule (certes trèèèèèèèès longtemps)
Voila, maintenant le menu, vous savez où chercher les recettes si vous en avez envie
Pour les photos...j'ai commencé à en prendre et puis plus le temps, première fois de ma vie que j'étais en retard et le repas pas tout prêt quand les invités sont arrivés!!!!!

la table avant (je vous ferai grâce de la table après)

apéro:
zizicoincoin maison,nombril de vénus au chèvre et chtiotes tartines
(forcément, à choisir entre un Picon bière et un zizicoincoin, je choisis le dernier rien qu'au nom!)

entrée:
salade de chicons et sa vinaigrette à la confiture (dans la recette, il y a de la féta!!!!de la fé-ta!!!!de la féta du nord?de la féta wallonne?de la féta flamande????je n'en ai pas mis!)et de la tarte aux pommes et aux maroilles(et au cumin, et aux graines)_photo avant cuisson et ajout crême+oeuf battu,çà c'est la version enfants, sans graines et sans cumin, mais ils ont aussi mangé des nôtres, de vrais goinfrounets!_
L'idée de la vinaigrette à la confiture pour combattre la légère amertume des endives fait que même les petiots se sont régalés avec !

plat d e résistance
carbonnade flamande et sa salade liégeoise tiède

dessert
cutès Peures (poires cuites au sirop de Liège) et sa tarte au chuc...Bien contente d'avoir trouvé de la vergeoise dans mon petit magasin du 44...c'est pas trop notre truc par chez nous!


ensuite évidemment non, pas un Péket!!!!pas trouvé et même pas de grains de genévrier pour mettre dans la carbonnade!!!!!mais un café bien mérité....


mardi 14 novembre 2017

Familiale, de Prévert, pour le poème du mardi de Lydie


Ce mardi le thème proposé est "la guerre"-J'ai pensé aussitôt à Prévert et à souviens toi Barbara il pleuvait sur Brest etc....Mais comme je l'avais déjà présenté plusieurs fois depuis que je blogue, voici un autre Prévert d'une grande qualité, à mon goût....Le quotidien anodin et la violence sous-jacente...en parler plus n'ajouterait rien....

Familiale(Prévert)


La mère fait du tricot
Le fils fait la guerre
Elle trouve ça tout naturel la mère
Et le père qu’est-ce qu’il fait le père ?
Il fait des affaires
Sa femme fait du tricot
Son fils la guerre
Lui des affaires
Il trouve ça tout naturel le père
Et le fils et le fils
Qu’est-ce qu’il trouve le fils ?
Il ne trouve rien absolument rien le fils
Le fils sa mère fait du tricot son père fait des affaires lui la guerre
Quand il aura fini la guerre
Il fera des affaires avec son père
La guerre continue la mère continue elle tricote
Le père continue il fait des affaires
Le fils est tué il ne continue plus
Le père et la mère vont au cimetière
Ils trouvent ça naturel le père et la mère
La vie continue la vie avec le tricot la guerre les affaires
Les affaires la guerre le tricot la guerre
Les affaires les affaires et les affaires
La vie avec le cimetière.

Jacques Prévert, Paroles

mardi 7 novembre 2017

Sonnet en x de Mallarmé pour le poème du mardi de Lydie

Je lisais un livre,"la classe de rhéto" d'Antoine Compagnon, sur la vie dans le prytanée militaire de La Flèche vers 1960(?);l'auteur y mentionnait "le sonnet en x de Mallarmé" qui, dit il, l'épata....
Je ne connaissais pas, alors je suis allée à la pèche aux renseignements sur Google dont je vous rends compte ci après.
Mallarmé a fait une double version de ce poème qui a deux sortes de rimes:des rimes en Yx et des rimes en OR(alors, dit Wikipédia, que le sonnet doit comporter 5 sortes de rimes, en théorie)...
C'est la deuxième datant de 1899 qui a été publiée dans un recueil, mais moi je préfère la version initiale datant de 1897...
Je me permets de rajouter des renvois, correspondants aux mots que j'ai cherchés, ne connaissant pas leur sens...
je mets ici ce sonnet pour son remarquable exercice de style plus que pour son sens,qui est une allégorie de la mort et, m'apprend le net, un hommage à Baudelaire décédé alors, dont Mallarmé se disait l'élève ...
Et pour le thème de la semaine qui est "les trains" je passe la main, n'ayant rien trouvé de probant,mais n'ayant guère pris le temps de chercher...



La Nuit approbatrice allume les onyx
        De ses ongles au pur Crime, lampadophore*,
        Du Soir aboli par le vespéral Phoenix
        De qui la cendre n'a de cinéraire amphore
      
        Sur des consoles, en le noir Salon : nul ptyx**,
        Insolite vaisseau d'inanité sonore,
        Car le Maître est allé puiser de l'eau du Styx
        Avec tous ses objets dont le Rêve s'honore.
      
        Et selon la croisée au Nord vacante, un or
        Néfaste incite pour son beau cadre une rixe
        Faite d'un dieu que croit emporter une nixe***
      
        En l'obscurcissement de la glace, décor
        De l'absence, sinon que sur la glace encor
        De scintillations le septuor**** se fixe.




lampadophore=personnage antique qui porte des lumières
ptyx:conque (coquillage)dans lequel on "entend " la mer
nixe=génie des eaux, nymphe
septuor=désigne ici les 7 étoiles de la grande ourse

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